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- Un nouvel accord avec BNP Paribas répercuté directement
- Des taux en hausse sur l’euro, le dollar et la livre
- Des rendements portés par des taux directeurs élevés
- Retraits instantanés jusqu’à 500 000 € par jour
- Ce que ça change pour les entreprises, freelances et TPE
- Un placement à comprendre avant de s’y engager
- Une gestion de trésorerie qui se démocratise
Sur un compte courant professionnel, la trésorerie qui patiente entre deux échéances ne rapporte rien, et l’inflation grignote sa valeur mois après mois. Une génération de fonds monétaires accessibles en ligne a changé la donne en rémunérant ces liquidités au jour le jour, tout en les gardant disponibles. Spiko, fintech française agréée par l’Autorité des marchés financiers, est l’un des noms les plus en vue de cette catégorie.
La société vient d’annoncer une nouveauté qui touche directement au portefeuille de ses clients : elle a renégocié ses conditions avec BNP Paribas, la banque partenaire derrière son produit Smart Cash, et répercute aussitôt le gain sur les rendements servis. Les taux sont déjà relevés, sans autre changement dans le fonctionnement du service.
Pour une entreprise, un freelance ou une TPE qui cherche à faire travailler son cash sans le bloquer, quelques points de base gagnés ne sont pas anecdotiques. Qu’est-ce que ce nouvel accord change vraiment, et pour quels usages ?
Un nouvel accord avec BNP Paribas répercuté directement
Smart Cash n’est pas un fonds classique en bons du Trésor : c’est un produit géré avec Amundi qui s’appuie sur un contrat d’échange de performance conclu avec une grande banque, aujourd’hui BNP Paribas. Ce mécanisme permet au fonds de verser un rendement stable, proche du taux sans risque, augmenté d’un écart négocié avec la banque. En améliorant cet écart, Spiko fait mécaniquement monter le rendement distribué.
La logique annoncée est limpide : tout le gain de la négociation revient au client, sans contrepartie ni modification des règles du jeu. Les intérêts continuent d’être calculés et versés chaque jour, et l’argent reste mobilisable à tout moment. Aucune démarche n’est demandée aux utilisateurs, dont les taux ont été mis à jour automatiquement.
Cette bascule silencieuse illustre un atout structurel de ces plateformes : quand les accords bancaires évoluent, la répercussion se fait sans paperasse ni renégociation de contrat. Reste à mesurer l’ampleur réelle de la hausse, devise par devise.
Des taux en hausse sur l’euro, le dollar et la livre
Le tableau de bord de Spiko affiche désormais les nouveaux rendements pour ses trois devises, avec la variation par rapport aux niveaux précédents. La progression est visible sur chacune d’elles :

Concrètement, le fonds en euros passe de 2,51 à 2,57 % de rendement annualisé, soit six points de base de plus. Le fonds en dollars grimpe de 4,03 à 4,10 % (+7 points de base), et celui en livres sterling de 4,05 à 4,13 % (+8 points de base). Ces taux s’entendent nets de frais de gestion, capitalisés jour après jour.
L’écart entre devises n’a rien d’un hasard : il reflète le niveau des taux directeurs de chaque zone monétaire. Un placement en dollars ou en livres rapporte aujourd’hui près d’un point et demi de plus qu’en euros, ce qui intéresse les structures encaissant des revenus à l’international. La raison de cet écart tient à la politique des banques centrales.
Des rendements portés par des taux directeurs élevés
Après des années de taux nuls, les banques centrales rémunèrent de nouveau l’argent sans risque, et c’est ce qui rend ces fonds attractifs. Dans la zone euro, la Banque centrale européenne a porté son taux de dépôt à 2,25 % à l’été 2026 et laisse la porte ouverte à une nouvelle hausse en septembre. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, les taux directeurs restent nettement plus hauts, ce qui explique des rendements dollar et livre au-dessus de 4 %.
Ce contexte donne tout son sens à une gestion active de trésorerie, y compris pour les plus petites structures. L’inflation, elle, ne faiblit pas : les prix ont progressé de 2,9 % sur un an en juillet 2026 dans la zone euro, au-dessus de la cible de 2 % visée par la BCE. Un rendement euro à 2,57 % ne couvre donc pas encore tout à fait la hausse des prix, mais il en efface l’essentiel, là où un compte courant laisse filer la totalité de l’érosion.
Tant que les taux des banques centrales sont positifs, laisser dormir sa trésorerie revient à passer à côté de rendements que les entreprises américaines obtiennent avec bien plus de facilité.
Paul-Adrien Hyppolite, cofondateur de Spiko, dans FrenchWeb (juillet 2025)
Retraits instantanés jusqu’à 500 000 € par jour
Le deuxième volet de l’annonce concerne la liquidité, souvent le vrai frein pour une trésorerie d’entreprise. Spiko confirme des retraits instantanés jusqu’à 500 000 € par jour, week-ends et jours fériés compris, là où beaucoup de placements imposent des délais ou des fenêtres de rachat. L’argent revient sur le compte bancaire en quelques instants, sans préavis.
Au-delà de ce plafond quotidien, les règles restent lisibles : un retrait demandé avant 15 h est réglé en un jour ouvré, et en deux jours ouvrés s’il est passé après 15 h. Cette disponibilité quasi permanente de gros montants distingue nettement l’offre d’un fonds euros d’assurance vie ou d’un compte à terme, dont les sorties se comptent en jours ou en semaines.
Ce que ça change pour les entreprises, freelances et TPE
Pour un dirigeant, un indépendant ou une petite équipe, l’intérêt ne tient pas au rendement seul, mais à la façon dont il s’intègre au quotidien. Le fonds de roulement, les provisions d’impôts ou la trésorerie en attente d’un investissement peuvent travailler sans perdre en souplesse. Plusieurs usages ressortent :
- placer l’excédent de trésorerie qui dormait sur le compte pro et le voir produire des intérêts chaque jour ;
- programmer ses retraits pour payer les salaires, la TVA ou les fournisseurs sans immobiliser l’argent trop tôt ;
- encaisser en dollars ou en livres et rémunérer ces devises au taux local, utile aux exportateurs et aux freelances facturant à l’étranger ;
- garder une capacité de retrait immédiate pour saisir une opportunité ou absorber un imprévu.
Cette souplesse répond à une contrainte que connaissent bien les petites structures : chaque euro de trésorerie compte, mais aucun ne doit être immobilisé au point de manquer à la prochaine échéance. La fiscalité suit le régime des placements financiers, avec une imposition à la sortie qu’il faut anticiper.
Un placement à comprendre avant de s’y engager
Ces rendements ne sont pas garantis comme ceux d’un Livret A. Un fonds monétaire suit le taux sans risque, mais sa valeur peut varier très légèrement, et Smart Cash ajoute un risque de contrepartie sur la banque partenaire, atténué par une remise à zéro quotidienne du contrat. Nous détaillions ces garde-fous, frais et comparaisons dans notre test complet de la plateforme, qui reste la meilleure porte d’entrée pour les néophytes.
Le rendement affiché reste par ailleurs net de frais mais brut de fiscalité : les intérêts capitalisent tant que l’argent reste investi, puis sont imposés au retrait selon le régime en vigueur. Comparé à un compte courant qui ne verse rien, l’écart demeure largement favorable, à condition d’avoir en tête ces quelques réserves.
Une gestion de trésorerie qui se démocratise
La revalorisation des taux s’inscrit dans un mouvement de fond : l’accès à des instruments jusque-là réservés aux grandes entreprises se banalise pour les indépendants et les petites sociétés. Spiko multiplie d’ailleurs les briques dans cette direction, comme l’ouverture de ses fonds aux stablecoins ou les retraits programmés qui automatisent la gestion.
Tant que les banques centrales maintiennent des taux élevés pour contenir l’inflation, laisser sa trésorerie sur un compte non rémunéré coûte de plus en plus cher. Entre la réforme du découvert bancaire et la remontée des rendements sans risque, la façon dont une entreprise pilote son cash n’a jamais autant pesé sur ses résultats.

